Un mardi matin, à sept heures, un jeune adolescent de cinquième du lycée Carnot de Pointe-à-Pitre, décide d’être, un jour, médecin. Âgé de treize ans et en vacances à Grand Bourg de Marie-Galante, il surveille l’heure, un réveil en main, lorsqu’une terrible nouvelle lui est annoncée.
Troisième d’une famille de neuf enfants, René Etzol est né à Grand-Bourg de Marie-Galante, île baptisée « la grande dépendance de la Guadeloupe ».
Resté pendant près de cinq années le plus jeune médecin généraliste en exercice libéral dans le département de Guadeloupe, il remplit actuellement cette même fonction, dans le cabinet médical qu’il a toujours occupé à la même adresse à Sainte-Anne.
Doyen d’exercice des médecins de cette commune rurale, devenue très touristique, ce praticien « médecin breveté de la Marine marchande » est comme beaucoup de ses confrères, diplômé de « médecine tropicale » dénommée aussi « médecine exotique » deuxième appellation qu’il n’apprécie pas, la jugeant étymologiquement inappropriée et d’une connotation
« doudouiste ».
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